BIOGRAPHIE Oeuvres Louis
Lavoye Pierre
Matot Leonello
Capodaglio André
Giet Anne
Martin Jeannine
Gillard Marcel
Cominotto Pierre
Liémans Jean
Nadeau Philippe
de Val Laurence
Jacquemin Sébastien
Letocart Louis LAVOYE
(Liège 1877 - Liège 1975) Organiste
virtuose, il fut également
élève de Charles-Marie Widor à
Paris, donna de nombreux récitals tant en
Belgique qu'à l'étranger et fut
organiste titulaire à l'église
Saint-Jean l'évangéliste, où
ses prestations dominicales étaient toujours
suivies par un public attentif. Membre
fondateur de la Société
Liégeoise de Musicologie en 1909, Louis
Lavoye en devint le président à
partir de 1945. Sous son impulsion, il y fit
aborder les sujets les plus divers, depuis le
plain-chant jusqu'aux théories
dodécaphonistes. Il fut le premier à
mettre l'accent sur la valeur musicale
intrinsèque des opéras wallons de
Jean-Noël Hamal. En collaboration avec
José Quitin pour la partie biographique, il
commença la transcription des motets
à 8 voix de Lambert Coolen contenus dans le
Grand Livre de Chur de Saint-Lambert (1645).
À maintes reprises, il défendit
vigoureusement les uvres de son ami
Désiré Pâque, pour qui il
éprouvait une profonde admiration. Louis
Lavoye fut l'auteur d'une étude
détaillée sur la vie et l'uvre
du compositeur limbourgeois Charles
Smulders. Compositeur,
il fut attiré par le modèle
franckiste et les doctrines de la Schola Cantorum,
qui passaient pour modernes et même
révolutionnaires par rapport à
l'enseignement non encore rénové du
Conservatoire. Louis Lavoye tenta ensuite d'inclure
dans son langage musical certains aspects du
plain-chant, comme le firent Maurice Emmanuel et
Charles Kchlin. C'était là un
moyen pour le compositeur d'exprimer sa
pensée dans un langage à la fois
très ancien, par la nature de modes et
très neuf, par les possibilités
d'enchaînements harmoniques qu'il offre.
Louis Lavoye puisa son inspiration dans la
liberté des harmonies modales, dans la
rigueur de la fugue, avec un soucis constant du
détail d'écriture et une autocritique
extrêmement sévère. Il
écrivit plusieurs uvres pour piano,
pour orgue, de la musique de chambre et
instrumentale, des mélodies et des
churs, des messes et des opéras sur
des livrets en wallon. Enfin, il fut l'auteur d'un
volumineux traité d'harmonie, remarquable
par sa musicalité et situé aux
antipodes des traditionnels ouvrages
« scolaires ». Parmi
les uvres les plus remarquables de Louis
Lavoye, nous citerons la "Sonatine" pour piano,
dédiée à la mémoire de
Paul Gilson (1943), le "Prélude et Fugue"
(1941), la "Toccata" pour orgue (1939), la "Messe
de mariage" (1955) pour orgue, "Jeux" pour
flûte et piano (1932), la "Sonate" pour
trompette et piano (1933) , deux "Sonates" pour
violon et piano (1937 et 1959), un "Concerto" pour
cor et piano (1935) et deux "Quatuors à
cordes" (1943 et 1944), un "Requiem" pour
churs, cordes et orgue (1916) et une "Messe"
pour voix de femmes, cordes et orgue
(1918). Louis
Lavoye eut un nombre considérable
d'élèves, parmi lesquels nous
pourrions citer, parmi tant d'autres, Berthe di
Vito-Delvaux et Michel Leclerc. Philippe
Bayard (d'après José Quitin)

Louis
Lavoye est né à Liège le
13 août 1877 et il y est
décédé le 29 juillet 1975.
Entré au Conservatoire de Musique de
Liège en 1887, à l'âge de 10
ans, il y obtint successivement le 1er prix de
solfège en 1892, le 1er prix d'harmonie en
1896, dans la classe de Sylvain Dupuis, le 1er prix
de piano en 1897, dans la classe de Sydney Vantyn,
les diplômes supérieurs de piano en
1900 et d'orgue en 1901, dans la classe de Charles
Danneels, puis le 1er prix de fugue en 1902. Il fut
nommé professeur au Conservatoire de
Liège en 1908 et y enseigna le
solfège, le piano, puis l'harmonie à
partir de 1928, accessoirement l'orgue et
l'histoire de la musique. Admis à la
retraite en 1942, il assuma encore en 1951
l'interim de la classe d'orgue,
libérée par le départ de son
titulaire Charles Hens. Il fut encore
critique musical au journal « La Meuse »
de 1922 à 1973.